Coups de coeur et découvertes d'une fille de la campagne qui explore le monde culturel québécois
Jennifer
Crédit photo : Sophie Clément
samedi 12 octobre 2013
Vivre le Festival de la Galette de Sarrasin de Louiseville de plus près
Le Festival de la Galette de Sarrasin de Louiseville suscite des réactions opposées. Pourquoi donc certains travaillent corps et âme pour offrir une fête populaire dans la petite ville tandis que d’autres s’amusent à dénigrer ceux qui y participent? À ma façon, bien sûr, j’ai mené mon enquête pour observer un peu plus de l’intérieur ces festivités qui animent Louiseville depuis 35 ans. On dira ce qu’on voudra, mais la force des traditions chez les gens d’ici aura permis une longévité exceptionnelle pour un festival du genre. J’ai premièrement été accueillie au sein de la Confrérie des Sarrasins qui fait la promotion du sarrasin et la meilleure galette en ville (test à l’appui)! Auprès de plusieurs personnes qui, pour certaines, œuvrent de façon bénévole depuis le début pour la gloire du sarrasin et, par la bande, pour celle de la ville, j’ai porté fièrement le costume traditionnel de Sieur de la Confrérie. Et nous ne sommes pas les seuls personnages folkloriques colorés; il y a les Dames de Gerlaise, la Boulangère, les Meunières et leur reine, les gens qui assistent à la messe d’époque, etc. J’ai donc fait de la galette tout un après-midi avec mes nouveaux confrères, et j’ai appris des trucs de M. Deschênes (76 ans) qui a amélioré la recette au fil du temps et qui a fabriqué la palette idéale pour décoller la galette de sur la surface de cuisson : j’en veux une! J’ai également vu de près l’impact que tant d’affluence peut avoir sur les commerces du centre-ville en travaillant à l’Auberge du Pétillant : un resto bondé ne peut faire que le bonheur de la patronne! Je suis également allée faire la file pour m’acheter quelques produits locaux sur l’avenue du terroir, une paire de gants et une tuque tricotées à la main par une artisane installée dans la Maison du Comis-Voyageur, puis une armoire antique chez un brocanteur nouvellement établi au centre-ville qui avait réduit ses prix pour attirer les clients. D’accord, j’ai trop dépensé, mais si vous pouviez voir les belles trouvailles que j’ai fait! Du côté des spectacles, je ne pourrai pas y aller cette année, mais je sais que mes copines vont voir Kaïn et que je pourrai entendre J-F Branchaud (des Cousins Branchauds) à l’Auberge du Pétillant ce soir. Je n’oublie par les tirs de tracteurs dont j’ai parlé la semaine dernière et qui ont été un franc succès. Finalement, tout n’est pas encore terminé puisque dimanche, Louiseville accueille environ 100 000 personnes qui admireront de multiple chars allégoriques dans un grand défilé folklorique et carnavalesque (photos à venir). Résultats de l’enquête : au ‘iable les chialeux et vive la galette!!
Site Web du Festival pour la programmation : http://www.festivalsarrasin.com/
mardi 8 octobre 2013
Enfourche ta monture, et Tire coute que coute!
Mes escarpins n’étaient vraiment pas de mise en fin
de semaine dernière dans le nuage de poussière et de diesel qui flottait dans
le parc industriel de Louiseville. C’est à l’occasion du Festival de la Galette de Sarrasin que l’équipe de l’International Snocross a organisé des tirs de
tracteurs et de camions pour le plus grand plaisir des trippeux de moteurs de la région. Et laissez-moi vous dire qu’ils
sont nombreux, ici, à passer leurs journées à manœuvrer ou à réparer ces
immenses machines. Les routiers, les mécanos, les gars de la construction et les
agriculteurs s’étaient réunis pour comparer la puissance de leur machine avec
celle des autres. Un genre de grande compétition country moderne a alors pris
place, bal des roues à crampons, du turbo et des chevaux-vapeur. Les mots
échangés ressemblaient encore et encore à : gasket, tire, show de boucane et j’ai oublié les
autres. De quoi me donner de gros maux de tête! Mais il faut dire que la culture
des moteurs est bien ancrée dans les milieux ruraux, qu’elle a quelque chose de
très virile, qu’elle sent la testostérone et qu’elle est assez… excitante! Peut-être
que l’odeur de l’essence qui monte à la tête en est la cause, mais l’ambiance
autour de la piste est ultra-exaltée : les gars sont appuyés contre la
clôture pour être le plus près possible du bruit des machines, les compétiteurs se
narguent avant d’entrer en lice, le percussionniste Tony la Sauce se donne à fond sur sa batterie au son de
la musique dans le tapis et l’animateur crie littéralement dans le micro lorsqu’un
tracteur s’épuise et s’enlise à tirer des poids d’environ 20 000 livres.
Et les vendeurs de machinerie agricole ne sont jamais loin pour vanter les
mérites du John Deere, du Massey Ferguson, du Fendt, du Ford. Car tout le plaisir est là, et
le véritable enjeu demeure le même qu’à l’époque des montures à quatre pattes :
l’heureux gagnant est celui qui possède le meilleur outil de travail, qui a
fait le meilleur achat et qui sera le plus efficace dans les champs, les
chantiers et sur les routes du Québec. Je suis sortie de là un peu crottée, mais heureuse que ça roule à Louiseville et contente du succès de l'événement!
D'autres excellentes photos de l'événement sont disponibles ici : http://www.pbase.com/bromic/tire2013.
jeudi 3 octobre 2013
Les Journées de la culture : toute une fin de semaine d’activités!!
Trois journées d’activités culturelles gratuites partout au Québec et
3000 sorties possibles à faire pour les trotteurs! Voilà ce que représentent les
Journées de la culture . Par chance, je n’ai pas eu la difficile tâche de faire
un choix, puisque j’étais parmi les organisateurs d’une de ces activités. À
Yamachiche, la Société d’histoire de Louiseville a rassemblé quelques artistes
de la région pour faire une grande célébration de la culture québécoise dans le
cadre d’un brunch rendant hommage à un bâtisseur de la ville de Louiseville.
Faire connaître l’histoire et la culture locales, c’est la mission que s’est
donnée la Société d’histoire il y de cela une trentaine d’années, et c’est ce
qu’elle a encore réussi à faire lors des Journées de la culture. Tous les gens
présents ont lancé des fleurs aux organisateurs, mais je crois fermement que
les véritables vedettes, ce sont les gens d’ici qui ont une richesse qui gagne
à être connue et reconnue. Et la Société d’histoire ne fait que les mettre en
valeur! Rappelons donc les noms de ceux et celles qui ont participé samedi
dernier à La Porte de la Mauricie à « tisser ensemble cette étoffe
précieuse qu’est la culture québécoise » (Louise Sicuro, fondatrice des Journées de la culture, Le Devoir, 28-29 septembre 2013) : Marie-Jeanne Decoste, peintre de
St-Justin; Christiane Gallo, sculpteure de St-Paulin; les artisanes de Rien ne
se perd tout se crée; la pianiste, Danielle Cloutier de Ste-Ursule; son élève,
Jonathan Lambert de Louiseville; la violoniste, Marthe Beaudoin du Saguenay! L’hommage
était d’ailleurs fait à un entrepreneur de Louiseville, père de Marthe :
Philias Beaudoin. M. Beaudoin, aidé de sa femme, a fondé la teinturerie St-Laurent
de Louiseville en 1940. Cette entreprise a été au cœur de la vie des personnes
habitant dans la région jusqu’en 2002.
Un très bel hommage a donc été réalisé par Lyse Beaudoin, fille de Philias, qui
a raconté avec brio l’histoire de sa famille au moyen d’un montage de
photographies. Puis, on a eu droit à une petite conférence sur l’importance de
l’enseignement de l’histoire au Québec par la politicienne, Noëlla Champagne.
Tout ce beau monde était content de présenter au public ce qui les passionne et, en plus, il le faisait devant une belle assiette bien remplie par l'équipe de la Porte de la Mauricie. Espérons qu’autant de gens seront de la partie l’an prochain pour la 6e
édition des Journées de la culture organisées par la Société d’histoire de Louiseville!
vendredi 27 septembre 2013
Jonas and The Massive Attraction à Louiseville!
![]() |
| Le public féminin de Jonas au Pétillant. Photo : Roger Provencher. |
Oh que oui!! J’y étais! Parmi l’attroupement
féminin (en majeure partie, en tout cas) de groupies extrêmes armées de cris
aigus et de IPhone à l’affût se trouvait une petite trotteuse rurale au sourire
exagéré qui observait tout ça d’un œil approbateur… et qui y a trouvé son
compte, évidemment! Plusieurs des personnes que j’apprécie beaucoup se
réunissaient hier soir sur la terrasse de mon resto louisevillois préféré
autour de la patrona, France Savoie,
et de l’animateur de l’émission Le Retour de Maski de la radio de Maskinongé, Alex Trudel, afin d’assister à l’entrevue avec
Jonas diffusée en direct à 103,1 fm. Par la suite, le mini-concert intime que
nous a livré Jonas a été tout simplement génial! C’est qu’il a tout, le mâle
alpha du rock montréalais! Beauté, charme, attitude et virilité figurent au
nombre de ses qualités selon les fans
présentes. Mais ce n’est pas tout, car j’ai parlé avec notre prof de musique du
primaire et, en l’occurrence, une référence en la matière.
Michel Lafontaine qui était là aussi a fait ressortir que le jeune homme est loin de n’être que
séduisant; il est une bête de scène et a une voix exceptionnelle. C’est ce que
Michel a dit! Trêve de plaisanteries donc, l’équipe du 103,1 fm et celle de L’Auberge
du Pétillant ont fait tout un bon coup en invitant la vedette de l’heure en
compagnie de son guitariste qui ont interprété, notamment, la très connue et
inspirante Respire (https://www.youtube.com/watch?v=aPzTjTd1XJ0)
de leur nouvel album Live Out Loud. La preuve que tout est possible dans la petite ville de Louiseville et que,
bien qu’en grande partie campagnarde,
une municipalité dont la population n’est pas très nombreuse peut incontestablement
avoir un côté glamour. Merci aux
instigateurs de l’événement! Lâchez pas!
dimanche 22 septembre 2013
Minuscule village débordant de grands passionnés
Amateurs de ballades
automnales en voiture, j’ai une destination idéale à vous proposer, si votre
traditionnelle sortie aux pommes est déjà chose faite. En fin de semaine, deux
de mes amis de la Société d’histoire étaient de connivence dans l’organisation
d’une exposition de photographies peu ordinaire. Dans une des plus vieilles
maisons du village, s’est tenue une présentation de l’œuvre de Jacques Béland,
photographe professionnel et artiste. On pouvait aussi admirer quelques-unes
des pièces de son impressionnante collection de photos anciennes. Accrochée aux
murs de l’habitation plus que centenaire abritant des Gélinas depuis cinq
générations – eh oui! probablement les cousins d’Esimésac Gélinas, personnage des
contes de Fred Pellerin – l’installation collait parfaitement au charme
ancestral de la petite maison jaune. Après avoir félicité l’artiste et l’organisatrice,
nous avons pu poursuivre notre visite du village, car trois entreprises
épatantes et ouvertes au public se logent à chaque détour du paysage campagnard.
On a donc fait – refait pour ma part – la Tournée des artisans de St-Sévère (http://www.tourismemauricie.com/evenements/tournee-des-artisans-de-saint-severe.html)
en nous arrêtant chez Passion Lavande
pour l’achat d’une bruine pour la maison à la lavande et au sous-bois ainsi que
chez Rien ne se perd tout se crée pour l’essayage de vêtements conçus à leur
atelier au cœur du village. Les quelques mots échangés avec ces entrepreneurs-artisans
passionnés sont toujours super enrichissants! Pas d’arrêt chez Domaine et vins
Gélinas cette fois-ci, mais je sais que les vendanges approchent pour l’entreprise
et qu’il est génial d’aller participer à la récolte du raisin servant à la production
de l’élixir vinicole par excellence : le Cavalier du versant. Enfin, on a
prolongé le plaisir en revenant par Yamachiche, où l’on a pu arrêter au marché
public. Informez-vous donc au vignoble Gélinas, car pour l’avoir expérimenté,
l'activité des vendanges ponctuées d’un petit pique-nique arrosé est vraiment un must à St-Sévère!
dimanche 8 septembre 2013
Le billet numéro 001 pour Pascale Picard à Maskinongé
Avez-vous souvenance de ces billets de show que je m’étais procurés lors du lancement, au début de l’été, de la programmation 2013-2014 de la salle L’Grenier du Magasin général Lebrun? J’ai été la première à sauter sur l’occasion de pouvoir assister à ce spectacle qui saurait être magique, comme la plupart de ceux que j’ai vus dans la petite salle. Avant qu’on se rende au Grenier, je vous raconte les événements pas piqués des vers qui se sont passés au cours de la fin de semaine. C’était la deuxième édition du party de roulottes dans notre cour bordée de champs de maïs organisé par mon mari. Est-ce que deux roulottes suffisent à qualifier l’activité de fête, pourriez-vous me demander? Ça dépend de qui habitent ces grosses tentes luxueuses en métal, vous répondrais-je! Lorsque la gang de la Rive-Sud (Nicolet, pour les non-initiés) débarque avec les maisons sur roues dans le rang Beauséjour à Louiseville, le week-end ne peut être que mémorable! Or, les Maskinongeoises et moi avons décidé de faire faire la Tournée des artisans de St-Sévère aux filles originaires de l’autre bord du pont Laviolette. Rien ne se perd, tout se créé (www.rienneseperd.com) les as charmées par leurs vêtements originaux – pourquoi d’ailleurs est-ce encore moi qui me suis payé une belle robe neuve? Néanmoins, elles reviendront! Puis, on a fait le plein de bouteilles de Cavalier du versant rouge et blanc après avoir dégusté vins et vin de glace au Domaine et vins Gélinas (www.domainegelinas.com). Comme toute cette action nous a donné faim, on a retrouvé les gars à mon resto préféré en ville – l’Auberge du Pétillant (www.aubergedupetillant.com) – pour un toujours exquis filet mignon fumant et grésillant. Fofolles et beaucoup trop bourrées, nous avons filé sur la 138, puis sur le sinueux rang Pied-de-la-Côte pour arriver à cet endroit unique au monde, complètement féérique et tellement charmant. Au beau milieu de nulle part (enfin, si on considère que la limite entre Maskinongé et St-Justin peut être un nulle part) se trouve un ancien magasin général qui n’a pas tout perdu de ses anciennes fonctions, puisqu’on y trouve mille trésors, produits locaux et artisanat compris. Il s’agit d’un secret bien gardé, disent souvent les artistes venant fouler les planches grinçantes du vieux bâtiment à l’âme chaleureuse comme celle de ses propriétaires. Le plus extraordinaire, à chaque fois, c’est la qualité sans failles du son et la proximité incroyable entre l’artiste et son public. Inutile de dire qu’on a fredonné en chœur les chansons plus connues de Me, myself and us (2007) et qu’on a écouté religieusement celles qui gagnent à être entendues et réentendues de A letter to no one (2011). Mon coup de cœur : tout, mais puisqu’il faut en nommer un, je dirais la profondeur tu texte de Smilin’ (https://www.youtube.com/watch?v=BfVwVyp0UaI). Après le show, on a pu jaser avec la sympathique Pascale qui nous a confié qu’elle et son band travaillent sur un nouvel album. On en a profité pour faire autographier le billet 001 pour une amie qui n’a pu se joindre à nous, puisqu’elle gardait ma filleule de 4 ans, Gabrielle, pour donner un petit congé aux parents. À minuit, fin de soirée tout à fait clownesque (gracieuseté de nos hommes complètement cinglés) : ride extrême de voiturettes de golf dans les bois longeant la rivière Maskinongé. Ben quoi? On fait du camping ou on n’en fait pas!
dimanche 1 septembre 2013
L’amélanchier fleurit tous les printemps dans le comté de Maskinongé
Déjà, l’été tire à sa fin. Mais nous sommes choyés de
vivre dans un Québec rythmé par le cycle des saisons, et l’automne – en
excluant le mortel novembre – offre beaucoup d’avantages : rentrée,
récolte et feuilles d’érable multicolores! Chose certaine, le printemps
reviendra avec ses amélanchiers fleuris. Jacques Ferron (1921-1985), médecin-écrivain
qui siège au panthéon des grands classiques de la littérature québécoise, a mis
en mots cette idée bien naturelle de façon magistrale dans un conte publié en 1970 :
L’amélanchier. L’écriture de Ferron n’est
pas celle que l’on peut qualifier de facile, et un effort de concentration plus
intense qu’à l’ordinaire est nécessaire lorsqu’on se plonge dans ses textes. Quelqu’un
a alors pensé à nous et a adapté cette histoire de l’enfance magique de Tinamer
de Portanqueue à un lectorat jeunesse.
Denis Côté a repris le conte et a changé
quelquefois les mots de Ferron pour que les parents puissent faire connaître à
leurs enfants cet univers imaginaire complètement éclaté où la petite Tinamer
évolue avec son père Léon, sa mère Etna et son frère canin, Bélial. Il faut
connaître un peu la vie de Jacques Ferron, né à Louiseville dans la maison qui
est aujourd’hui le Gîte du Carrefour, pour voir les allusions biographiques dans
ce récit où l’on rencontre des personnages d’Alice au pays des merveilles, des
bols de gruau à la Boucle d’or et des nez allongés comme celui de Pinocchio. En
effet, on voit rapidement que le papa, Léon, a plusieurs points en commun avec
Ferron. Première chose, il est né dans le comté de Maskinongé au bord de la Mer
de la Tranquillité (c’est-à-dire le lac St-Pierre). Quelle belle image Ferron
donne de notre patelin! Pour lui, c’est le lieu de l’enfance, de la nature et
du bon côté des choses. Ensuite, la fin de semaine, Léon revêt sa chienne à
Jacques et porte une corne de rhinocéros au front – Jacques Ferron a été le
fondateur du parti Rhinocéros dans les années
1960. Enfin, on apprend en conclusion que le papa de Tinamer est
médecin. Les liens à faire deviennent rapidement intéressants et éminemment
touchants pour tous ceux qui sont attachés à notre région. Ma suggestion est
donc la suivante : prenez une petite heure pour plonger dans ce rêve
éveillé où l’enfance est reine; les illustrations originales d’Anne Sol vous
invitent d’ailleurs à le faire. Aussi, un CD
est fourni dans le livre sur lequel la comédienne Johanne Marie Tremblay nous
propose une lecture animée. Moments précieux avec vos enfants garantis!
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| Page couverture de l'album pour enfants (7 ans et plus) et Jacques Ferron |
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